L’évaluation

Quand se pose la question de faire évaluer votre enfant, un (neuro)psychologue est indispensable. Que ce soit sur demande de l’école ou bien vous qui cherchez des réponses au comportement de votre enfant, ce rendez-vous est indispensable.

Un rendez-vous bien mené comprend au moins 3 étapes: une rencontre avec les parents pour dresser l’anamnèse de votre enfant, de son environnement (environ 1 heure), la passation du test (entre 1 et 2 heures en fonction de l’enfant et de l’administration de tests complémentaires) et une rencontre pour expliquer les résultats (environ 1 heure également) avec le remise d’un rapport écrit pouvant comporter des recommandations.

Parmi les tests à la disposition des psychologues,  les plus fréquemment utilisés en fonction de l’âge de l’enfant sont :

  1. le WPPSI pour les enfants entre 2 ans 6 mois et 6 ans
  2. le WISC pour les enfants entre 6 ans et 16 ans 11 mois
  3. le WAIS pour les jeunes (et moins jeunes) adultes à partir de 16 ans.

Ces tests sont composés de sous-tests permettant d’évaluer divers aspects de l’intelligence : l’aspect verbal (ICV), la faculté de réfléchir sur des concepts abstraits dit raisonnement perceptive (IRP), la faculté de mémorisation (IMP), et la rapidité d’exécution (IVT). Ces divers aspects appelés sous-tests regroupent diverses épreuves. Dans le cas du WISC par exemple, l’enfant peut répondre jusqu’à 300 questions. Aussi, inutile d’essayer de l’y préparer comme on peut se préparer à un examen d’entrée.

Il faut considérer un test de QI comme une « photo » cognitive de l’enfant à l’instant T. Si l’enfant est détendu pendant la passation du test, ces résultats seront peu affectés , mais dans le cas d’un enfant anxieux, stressé ou avec des troubles de l’apprentissage, les résultats peuvent être « chutés ».

L’intérêt du test réside dans les valeurs de sous-tests et de leur interprétation, autant les profils dit homogènes (ICV, IRP, IMP et IVT de niveau équivalent) seront d’interprétation aisée, autant les profils hétérogènes nécessiteront un psychologue expérimenté pour expliquer les écarts qui révèlent les forces et les faiblesses de l’enfant et mettre en place un suivi si nécessaire.

Si nous pouvons décrire notre enfant par la couleur de ses yeux ou de ses cheveux, le réduire à son seul QI est une aberration, voire peut-être néfaste. Ainsi, certains psychologues refusent, par ailleurs, à le communiquer aux parents. Un rendu de l’évaluation en % (sur les 4 indices) est un minimum, et permet de comprendre l’ensemble de son profil avec ses forces et ses difficultés, ce qui est essentiel.

Le seuil théorique de la douance est de 98% en comparaison à une tranche d’âge identique (de 3 mois en 3 mois pour le WISC IV), ce seuil est appliqué par la majorité des psychologues. Il est, toutefois, sujet à débat. Certains posent la limite à 95%, ces seuils ne sont valides que dans le cas de profils homogènes, les profils hétérogènes eux, ne sont malheureusement pas pris en compte.

Par ailleurs, si un enfant performe à un très haut niveau lors de la passation d’un test de QI, cela est très rassurant quand à ses capacités cognitives, mais n’est pas garant de son succès scolaire. C’est pourquoi, au niveau de l’association, nous préférons parler d’enfants à haut potentiel intellectuel plutôt que d’enfants doués / surdoués / précoces / génies ou autre appellation animalière … car bien que le potentiel de ses enfants soit réel, s’ils ne trouvent pas l’environnement adéquat pour le développer, ils ne pourront exploiter pleinement ce qui leur a été donné.

VIDÉO : Test de QI – Ce qu’il faut savoir

N’hésitez pas à vous renseigner auprès de vos assurances, certaines couvrent une partie de l’évaluation.

 

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